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FEVRIER, 2023
Dès 8H00
Place de l’Alambic
69210 Saint Germain Nuelles
L’humanité a d’ores et déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète peut régénérer en un an.
Et si on aidait la planète à souffler ?
Préserver les ressources de la planète, c’est l’affaire de tous. Nous pouvons tous y contribuer : citoyens, entreprises, collectivités, pouvoirs publics.
COMPRENDRE
Une consommation de ressources en croissance depuis plus de 50 ans
Pour mesurer le poids de la consommation sur les ressources planétaires, plusieurs indicateurs sont publiés annuellement. Ils mettent en lumière la forte pression de nos modes de vie sur les ressources naturelles.
Un indicateur permet de suivre l’évolution de la consommation
La surconsommation de ressources naturelles n’est pas une vue de l’esprit : elle est calculée tous les ans grâce à un indicateur produit par l’ONG Global Footprint Network qui indique le jour à partir duquel nous puisons plus de ressources que la planète est en mesure de nous donner.
Cette date est calculée à partir d’un rapport entre la consommation annuelle de l’humanité en ressources naturelles et la capacité de régénération desdites ressources par la planète. Et si le premier calcul de ce genre date de 1987, l’ONG a depuis mis en place une méthodologie lui permettant d’établir les dates des années précédentes (depuis le début des années 70).
Depuis les années 70, l’humanité n’a cessé d’accroître la pression sur les ressources de la planète. Cette année encore, le jour du dépassement interviendra le 30 juillet 2026 soit deux jours plus tôt qu’en 2025, selon le site Global Footprint Network.
L’empreinte matières permet de mesurer la pression sur les ressources
L’UNEP-IRP (groupe international d’experts sur les ressources du programme pour l’environnement de l’Organisation des Nations unies).calcule des empreintes matières par pays pour l’ensemble des pays du monde.
En 2023, la France affiche une empreinte matières 38 % au-dessus de la moyenne mondiale (12,8 t/hab.). À titre de comparaison, l’Inde atteint 5,2 t/hab., la Russie 11,7 t/hab., tandis que la Chine dépasse 20 t/hab. L’Australie et les États-Unis se situent au niveau le plus élevé (31,5 t/hab.).
L’empreinte matières des pays en développement et des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a fortement augmenté depuis les années 1990, en raison de leur rattrapage en matière de niveau de vie et de leur dynamique démographique.
L’extraction mondiale a ainsi plus que triplé depuis 1970 et continue de s’accroître. D’après les projections de l’UNEP-IRP, si les tendances passées se poursuivent, l’empreinte matières moyenne mondiale pourrait atteindre près de 20 t/hab. en 2050, soit le double du niveau actuel.
La suite de l’article et toutes les infos sur le site de l’ ADEME:
https://agirpourlatransition.ademe.fr/…/jour-depassement
































