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Histoire

HISTOIRE DE LA COMMUNE DE SAINT GERMAIN NUELLES

La commune de Saint Germain Nuelles est née, en janvier 2013, du rapprochement des communes de Saint Germain sur l’Arbresle et de Nuelles qui avaient développé des partenariats et tissé des liens particuliers pendant plusieurs décennies. Notamment au sein du SIVAD (Syndicat Intercommunal à Vocation d’Activités Diverses) créé en 1985, structure ayant permis une mutualisation pour de nombreux projets et services (salle polyvalente du Colombier, local technique, entretien des installations, mise à disposition des salles aux associations, organisation du Repas des aînés, etc…).Suite à la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme des collectivités territoriales, et dans un souci de rationalisation des intercommunalités, une décision préfectorale impose la dissolution du SIVAD de Saint Germain sur l’Arbresle et de Nuelles au plus tard en juin 2013.

Retrouvez ici la suite de l’histoire de la naissance de Saint Germain Nuelles >

histoire des communes

histoire de Saint Germain sur l’Arbresle

Le territoire de Saint Germain sur l’Arbresle est colonisé très tôt par les gallo-romains ; témoin l’aqueduc de la Brévenne construit au Ier siècle.

Le seul témoin de cette colonisation sur notre commune se trouve au hameau de Glay où est mise au jour une citerne, réserve d’eau ou bassin, aux alentours du IIème siècle.

La motte cadastrale de la Vavre (ou motte féodale) « bâtie » d’une main d’homme aux alentours du XIème siècle, était une élévation enceinte d’une palissade de bois, surmontée d’une construction de bois.

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Le territoire de Saint Germain présente un habitat très dispersé réparti essentiellement autour de quatre hameaux Glay, Conzy, la Charrière et le bourg. Longtemps le Bourg est resté le plus petit hameau et Glay le plus important. En 1829, on compte 65 maisons à Glay, 47 à la Charrière, 31 à Conzy et 23 au Bourg.

Le bourg est devenu le centre paroissial avec son église et centre administratif avec la mairie.

L’ancienne église romane datait du XIIe siècle ; elle a été démolie en1874 et remplacée par l’église actuelle de style néo-gothique, construite entre 1872 et 1875 (le clocher en 1888).

La plus ancienne mention connue de la commune est de 960 (cartulaire de Savigny): « donation de deux champs avec des vignes, des vergers et des bois, dans le domaine appelé Conziacus ».

Février 970 : donation d’un champ, d’une vigne et d’un jardin dans le domaine appelé Versennaycus (charte 143). Versenaico, Versennaco, Versennacus. Toutes ces dénominations devaient désigner la partie sud de la paroisse avec en son centre ce qui constitue aujourd’hui le bourg.

De rang de villa qu’avaient Conzacius (Conzy), et Versennaycus seule cette dernière à gardé son rang de villa. Elle change simplement de nom pour devenir Versenac puis Versennes et Saint-Germain vers le XIe-XIIe siècle.

Le saint patron de la commune est l’évêque Germain né près d’Auxerre en 378 et mort à Ravenne en 445 (fête le 31 juillet).

On trouve deux représentations sculptées de l’évêque, l’une sur la croix du Mont (1532) où il est placé à droite de la vierge, il tient sa crosse dans la main gauche, l’autre au-dessus du porche d’entrée de l’église.

En 1793, la commune s’est appelée Barras sur l’Arbresle.

En France de nombreuses communes ont pour patronyme : Saint Germain.

LES CARRIÈRES DE GLAY

Dans les carrières, exploitées depuis la deuxième moitié du XVe siècle, une quantité énorme de pierres est « arrachée » et taillée par des générations de perreieurs et maistres perreieurs, carriers et tailleurs de pierre. Le perreieur est celui qui exploite une perrière d’où l’on tire de la pierre.

Le site qui s’étend sur 8 ha environ est couvert par les chirats ; déchets de taille et produit de la « découverte ».

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L’âge d’or des carrières sont les XVIIème et XVIIIème siècles. De la pierre est livrée jusqu’à Lyon pour la construction de maisons dans le quartier de Saint-Nizier. La carrière d’Oncin dite aussi de Glay fourni cette belle pierre calcaire jaune (colorée par des oxydes de fer) dans toute la région au sud de la vallée d’Azergues jusqu’à 40 et 50km, avant que le train à partir de 1876 permette de livrer dans la Loire l’Ain et l’Isère.

En 1798, Il y avait quinze perreieurs en 1798, trois en 1890 et un seul en 1910. La dernière carrière, celle de Joseph Dessainjean (1888-1961) s’arrête en 1947.
Comme pour toutes les autres carrières le déclin est dû à l’utilisation progressive du ciment à partir des années 1880 et à l’arrivée du train qui permettait de se fournir dans d’autres régions à moindre coûts. Concurrence des carrières de Villebois et de Couzon.

Le mot du Maire

Le sol et le sous-sol de nos territoires recèlent une matière première utile au point d’être précieuse : la pierre calcaire, désormais désignée sous le vocable explicite de « pierre dorée ». Mais cette richesse ne s’est révélée que par le travail et le savoir-faire des hommes qui, dès le moyen-âge, ont su trouver les meilleurs filons, ont appris à extraire des blocs, à les débiter, les tailler et les mettre en œuvre dans des constructions toujours plus audacieuses : murs, ouvertures, arches, voûtes,… Toutes ces constructions ont façonné nos paysages et nos territoires.

Les plus habiles parmi les travailleurs ont également appris à sculpter ces pierres et à les graver. Face à un tel éventail de connaissances, on ne peut que se rappeler que les mots artisan et artiste ont la même origine !

Saint Germain Nuelles  peut être fière d’abriter les plus importantes carrières du Beaujolais des Pierres-Dorées, les Carrières de Glay, dont l’exploitation s’est arrêtée en 1946. Après de gros efforts des précédentes municipalités pour acquérir et aménager les terrains, les Carrières de Glay constituent un Espace Naturel Sensible (ENS) reconnu et protégé par le Département, la Communauté de Communes (CCPA) et notre commune. L’Association des Carrières de Glay mène de nombreuses actions pour faire vivre ce lieu, l’aménager, le faire mieux connaître de tous les publics (parmi lesquels les écoliers) et perpétuer les savoir-faire de notre territoire.

Tous les deux ans, les années paires, l’Association organise la Fête de la Pierre durant tout un week-end avec de nombreux artisans et artistes qui viennent exposer leurs œuvres et faire des démonstrations. Cette manifestation qui attire jusqu’à 2000 personnes, compte parmi les plus importantes de la Région.    

Noël Ancian,
Congrès national des Compagnons Tailleurs de Pierre, Graveurs et Sculpteurs,
2018 

HISTOIRE DE NUELLES

Nuelles était une petite commune de 202 hectares. Elle comptait 240 habitants en 1846, 632 au recensement de 2008.
Nous trouvons les traces de l’existence de Nuelles dans plusieurs écrits dont le cartulaire de l’abbaye de Savigny où elle est citée comme paroisse dès 962. Ses origines sous des vocables différents – Noëllis, Nulla, Noalle, Saint-Rambert de Novellis – remontraient à plusieurs siècles avant notre ère, peu après le cantonnement de l’Arbresle [1]. Nuelles viendrait de Nova-Villa, nom d’une gentilhommière qui en serait la première habitation [2]. Signe d’une installation précoce, on a trouvé sur le territoire de la commune, dans le vallon de Foncin, l’emplacement d’habitations de l’époque gallo-romaine.

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Au XIIème siècle il y avait un prieuré au village qui disparut au XVème siècle. Cette maison forte qui abritait une communauté, est encore visible à droite de l’église.

Au XVème siècle la paroisse de Nuelles (St Ragneberti de Novellis) est sous l’autorité abbatiale de l’Ile Barbe. Dépendante ensuite du prieuré de St Rambert en Forez, la paroisse fut rattachée en 1575 à la seigneurie de Bertrand d’Albon, seigneur de St Forgeux, à la suite d’un échange de biens. L’abbaye de Savigny y percevait également des redevances.

Les Guérin, seigneurs de La Collonge et autres places, résidaient au château de la commune. Ils possédaient la moitié du territoire de celle-ci, possession qu’ils conserveront jusqu’en l855. Le château Guérin a été restauré au XIXème siècle. Malgré quelques transformations, de nos jours le « Château Rosé » a plaisante allure avec ses deux tourelles.

Au XVIIIème siècle un habitant de Nuelles, Hugues Mayet, né en 1662, tient un livre de raison, il nous donne quelques informations sur la paroisse et la vie dans le village sous l’Ancien Régime [3].

Initialement patronné par St Rambert, l’église de Nuelles fut confirmée par le roi de Bourgogne Conrad en 971 à l’abbaye de l’Ile Barbe, puis par le pape Lucius en 1183.

A cette première église, située peut-être sous le clocher, on ajoute une nef et sa galonnière (auvent) probablement au XIIème siècle (Com. d’Art Sacré). Sur l’édifice construit dans le style roman, la partie haute d’un portail gothique flamboyant est probablement rapportée au XVème siècle. Les emblèmes de familles nobles figurant dans l’ouvrage n’ont pas encore été identifiés. Les escaliers couverts menant au clocher sont aussi d’un réel intérêt architectural.

Un rapport, rédigé le 14 mars 1657 à l’occasion d’une visite de l’archevêque Camille de Neuville, nous décrit l’église : « C’est une petite église dont le chœur est voûté, la nef couverte et non lambrissée et l’un et l’autre bien pavés de cadettes. Le grand autel est sous le vocable de saint Rambert sur lequel est un petit tabernacle de bois peint. Dans la nef sont deux autels, l’un à saint Roch l’autre de la Vierge. Il y a dans la paroisse environ 120 communiants. Mre Jean Bavre y est curé, duquel le revenu consiste en six asnées de vin, vingt bichets de blé et quinze écus d’argent. Le dit Sr Curé demeure à L’Arbresle… ».

Les registres paroissiaux mentionnent le baptême d’une cloche en 1738. Elle eut pour parrains Claude d’Albon, prince d’Yvetot, et Dame Henriette de la Roche Aymon comtesse de St Polgues. La deuxième cloche parrainée par M. l’abbé

Delphin et Mlle Antoinette Dalin est coulée en 1839.

Lors du concordat en 1802, la paroisse est rattachée à Saint Germain sur l’Arbresle et n’est de nouveau érigée en paroisse qu’en 1874. A cette époque Saint Joseph est choisi comme Saint Patron, succédant ainsi à Saint Roch et Saint Rambert.

Au XIXème siècle cette petite église doit son salut à la pauvreté des finances locales. Un plan établi en 1876 propose en effet une église plus vaste dominée par un clocher à flèche. Ce projet est abandonné pour un autre plus restreint qui consiste à aménager l’édifice existant. Ainsi en 1879 une abside plus profonde et plus haute est bâtie afin d’agrandir le chœur. Élevée sur l’emplacement de l’ancien cimetière, elle contient dans ses fondations un sarcophage trouvé sur place lors des travaux. Une deuxième sacristie complète cet ensemble. D’importants travaux rénovent l’intérieur avec la pose de tous les vitraux, des tableaux du chemin de croix, de plusieurs statues dont un Saint Rambert, construction d’une chaire et des trois autels.

En 1968 la municipalité fait enlever les vieux crépis recouvrant l’extérieur afin de rendre les pierres apparentes. La dernière restauration intérieure date de 1980. Les plâtres font place à un jointage des pierres sur les parties verticales de la nef et des chapelles, la chaire est enlevée à cause de son encombrement. Les bas reliefs qui ornent la chaire représentant les évangélistes sont scellés dans les chapelles.En 2015 la municipalité fait refaire la toiture.

Notes

[1] Selon M. Gonin, auteur d’une monographie de L’Arbresle
[2] D’après l’historien lyonnais Raverat
[3] « Le Cahier d’un paysan du Lyonnais – Hugues Mayet 1682-1767 » de B. Guérard – Ed. Bellier
[4] Ces quelques lignes sont issues des nombreux documents et écrits de Pierre Pin, inlassable chercheur et conteur du passé de Nuelles, remis gracieusement à La Treille

les blasons

le blason de Saint Germain sur l’Arbresle

« D’azur à la fasce d’or bretessée et abaissée brochant sur une crosse d’évêque du même posée en pal ».

La fasce en langage héraldique est une bande horizontale au centre de l’écu : elle sépare le chef de la pointe. Celle qui a été retenue pour composer le blason est bretessée ou crénelée. Elle rappelle les chaînes d’angles des maisons et donc les carrières.

le blason de Nuelles

Les Loups, en raison de l’étroitesse des chemins et qui obligeait les habitants se rendant au bourg à marcher à la queue leu leu.

Les deux blasons réunis, taillés dans la pierre: quelques explications

En 2018 la commune a été choisie pour accueillir le Congrès national des Compagnons Tailleurs de Pierre, Graveurs et Sculpteurs. Plus de 200 professionnels venus de la France entière se sont réunis pour échanger sur les enjeux de leurs professions et le regain de la pierre naturelle dans les usages constructifs. Une attention particulière a été accordée à la formation des jeunes.

À cette occasion, la municipalité s’est vue offrir un blason sculpté. Ce blason a été taillé et sculpté par le jeune Gabin Nouvet, aspirant tailleur de pierre du devoir de la cayenne de Lyon, membre de l’A.O.C.D.D.T.D.F, natif d’Angers et alors âgé de 18 ans. La pierre qui a servi à son exécution provient d’une démolition (jambage d’une cheminée) dans le quartier de Saint Jean à Lyon. Gabin qui s’était spontanément investi dans ce projet a dû rentrer auprès de son père malade à Angers et a cependant continué son œuvre pour le résultat final, aidé comme il se doit par ses frères en Compagnonnage. Toujours en 2018 les carrières de Glay ont été classées au Géopark, classement donné par l’UNESCO au Beaujolais avec les Carrières de Glay parmi les sites majeurs.

la vigne

Pays de carrières, pays de vignoble, l’axiome se vérifie souvent puisque c’est la nature du sol qui détermine la présence de l’un et de l’autre.
La vigne a toujours occupé une place importante dans le paysage et l’économie de Saint Germain sur l’Arbresle; « Saint-germain sur la Bresle, bonne paroisse de grands vignobles » disait Nicolas de Nicolay en 1573.
La surface en vigne était en 1914 de 268 ha pour tomber à 114 ha en 1963. Depuis les surfaces plantées augmentent régulièrement pour atteindre 165 ha en 2006.
Le philloxéra arrive dans le département 1875. En 1888 année du minimum le recul des surfaces plantées dans le canton de l’Arbresle a été de 38%. Il faut attendre 1892 et les porte-greffes américains pour reconstituer le vignoble.
L’appellation « Beaujolais » pour les communes de Saint Germain sur l’Arbresle et Nuelles a été obtenue en 1938.
Le seul cépage permettant de produire le Beaujolais est le Gamay noir à jus blanc.
Depuis de nombreuses années maintenant, les vignerons produisent un Beaujolais blanc reconnu à partir du cépage Chardonnay, cépage qui se plaît sur les terroirs argilo calcaires de notre commune.
Aujourd’hui, les vignerons de Saint Germain Nuelles, coopérateurs comme particuliers, ont en grande partie renouvelé et restructuré leur vignoble. D’autres cépages de diversification (gamaret, pinot, viognier…) ont été plantés et l’oenotourisme se développe sur territoire.